Depuis ce soir là, quelques semaines sont passées mais leur amitié ainsi que leur complicité n'a pas cessé de croître. C'est à peine s'ils ne s'appelaient à l'heure du repas ou dès qu'ils finissaient les cours... ils sont proche, peut-être même trop proches pour certaines personnes. Bill avait confié des choses à Tom, que seule Laura connaissait ! Georg et Gustav étaient jaloux, voir même envieux de Tom, certes ils étaient heureux de voir que leur copain reprenait goût à la vie, mais ce n'était pas grâce à eux... Et ça les dérangeaient énormément car ils s'étaient donner beaucoup de mal pour essayer de faire sourire Bill ou même par le plus grand des miracles, le faire rire mais toutes leurs tentatives furent presque toujours vaines.
Cependant, malgré leur complicité, un sujet entre eux, reste totalement tabou... ce sujet n'est autre que Laura. Tom sait vaguement ce qui s'est passé mais à chaque fois qu'il tentait d'en parler avec Bill, il échouait. Il veut aider son ami plus que tout, pour qu'il fasse le deuil et pour que lui sache comment consoler Bill quand celui-ci déprime de nouveau car les « calme-toi » ou « ça va aller... je suis là », c'est bien pendant quelques temps, mais à force, plus personne n'y croit même celui qui le dit. Vous pensiez peut-être que Bill avait oublié son chagrin grâce à Tom ?... il n'y a rien de cela, il se sent mieux, c'est vrai mais au fond de lui c'est toujours le chaos. Un jour, il dira, il criera très fort ce qu'il ressent pour enfin se sentir libre de voir son avenir sans culpabiliser... Oh oui, il a culpabilisé à cause de sa rencontre et de son amitié avec Tom, et il continue de le faire car il a peur, très peur d'une chose... celle d'oublier Laura pour Tom.
Ce week-end est un week-end assez spécial pour nos deux jeunes. En effet, Tom a invité Bill chez lui du vendredi soir au dimanche soir. Bill, depuis ce matin, est plus que surexcité, il est intenable. Tout le monde est surpris de le voir sourire en sautillant comme un petit enfant. La fin des cours sonne enfin, et un cri de joie se fait entendre dans la salle de cours...
- Toooooommmm, hurla Bill
Beaucoup de regard se tourna vers lui, tellement personnes ne s'attendaient à entendre un cri de joie aussi explicite et surtout provenant de la part de Bill. Mais celui-ci n'en prit pas garde et continuait de répéter, plus doucement certes, le nom de son ami, tout en se dépêchant de ranger toutes ses affaires qui étaient mélanger avec celles du week-end et se rua dehors, ou un beau dreadé, l'attendait appuyé sur le capot de sa nouvelle voiture, qu'il venait d'inaugurer en venant chercher son brun à son lycée. Un sourire s'agrandit sur le visage de Bill, déjà rayonnant, quand il aperçut Tom. Il couru vers lui et lui sauta dans les bras tout en lâchant son sac. Il le serra très fort dans ses bras, s'imprégnant de son odeur qui lui avait tout de même manqué. Internet c'est bien, mais c'est quand même mieux quand on peut serrer la personne dans ces bras et lui raconter toutes ses misères ou joies, les yeux dans les yeux. Ils finirent par se lâcher au bout de quelques minutes, qui parurent interminable pour deux personnes qui les surveillaient avec un ½il hagard et jaloux, mais rien au monde n'aurait pu gâcher ces retrouvailles... enfin si, une chose : la culpabilité de Bill, mais celui-ci n'est pas apparu.
Ils montèrent tout les deux dans la voiture, et Tom pour s'amuser ou frimer, et comme le temps s'y prêtait, il décapota sa voiture sous les yeux émerveillés de son passager qui frétillait sur place tellement il se sentait bien, à cet instant précis. La route se passa tranquillement entre rire, moment de complicité et chant. Tom se gara devant un immeuble assez modeste mais de fière allure tout de même. Pourtant quelque chose chiffonna Bill, ou plus un léger détail, sans grande importance, mais quand même. Tom lui avait toujours dit qu'il habitait avec ses parents dans un pavillon alors que là, c'était tout sauf une maison. Il ne montra pas à son dreadé sa surprise et monta avec lui les quatre étages, qui le séparaient du lieu où il allait vivre pendant ses deux jours. Tom ouvrit la porte de son nouvelle appartement et la surprise fut encore plus grande pour Bill quand il découvrit qu'il y avait pleins de carton avec seulement un sofa au milieu du salon. Il ne put s'empêcher d'éclater de rire à cette vision, sous le regard perplexe de Tom.
- Je peux savoir ce qui se passe ?
- Tu m'avais jamais parlé de ton appartement... répondit simplement Bill, après s'être calmé.
- Normal, mes parents me l'ont offert hier, d'où cette magnifique exposition de carton, sourit le dreadé.
- Haaaaaaaaan, j'ai compris... tu m'as invité pour que je t'aide à ranger tes affaire, sourit malicieusement Bill avant de recommencer à éclater de rire comme un enfant, suivit très vite par Tom.
- Comment tu m'as démasqué... tsss tu me connais vraiment trop bien plaisanta à moitié Tom.
Ce qu'il ne remarqua pas, c'est que les joues de Bill ont pris une couleur rosies à cause de la remarque. Bill pouvait se vanter de bien connaitre Tom, même mieux que certains de ses amis qui le connaissent, depuis plus longtemps que lui. Il était fier de cette amitié assez surprenant avouons le. Qui aurait pensé qu'un androgyne et un garçon au style rappeur américain ?... personne, et pourtant l a réalité est bien là, ils sont amis et se fichent complètement du quand dira t-on...
Tom aida Bill à s'installer pour qu'il se sente à l'aise, et on peut dire qu'il prit assez rapidement ses marques. Il lui fit visiter son appartement qui avait même une chambre d'ami. Bill se mit à penser qu'il pourrait squatter tout les week-ends chez son dreadé pour passer plus de temps avec lui. Après cette mini visite, ils partirent faire des courses pour survivre, mais qui dit courses dit centre commerciale... et pour notre brun, centre commerciale équivaut à shopping. Il faut bien habituer Tom à ses petites manies. Il se retourna vers Tom et lui fait ses yeux de chiens battus auquel, normalement personne ne résiste.
- Tommi... larmoya Bill
- Bizarrement, je n'aime pas du tout ce ton et le surnom qui va avec... car ils ne présagent rien de bon pour nous ! Rigola Tom
- Même pas vrai... bouda le brun ! C'est juste que... j'aime bien les boutiques, tenta t-il...
- Dis le moi, si tu veux faire les boutiques... il n'y aucun problème... j'adore faire du shopping !
A cet instant, Bill ne sut pas si son c½ur avait lâché ou pas car il ne le sentait plus dans sa poitrine. Un sourire, encore plus grand prit place sur son visage, et il ne put s'empêcher de sauter dans les bras de Tom, comme pour le remercier de sa gentillesse et de son amitié. Tom fut surpris de tant d'affection mais il ne refusa en rien son étreinte, et il le serra encore plus fort contre lui. Un fin d'après midi shopping quoi de mieux pour commencer un merveilleux week-end. Ils étaient partis faires des courses à 16 heures et ils sont rentrés environ trois heures plus tard chargé avec pleins de sac de vêtements et chaussures et seulement deux ou trois sacs de nourriture.
- Au départ, on ne devait pas y aller juste pour faire des courses ? Ironisa Tom
- Bah... c'est ce qu'on a fait... tu n'avais pas spécifié quel type de courses, il s'agissait... répondit Bill
- Genre, maintenant c'est ma faute, si on est revenu avec plus de vêtement que de nourriture, tu n'avais pas qu'à passer des heures dans les boutiques à choisir entre pantalons que seul, les coutures différenciait... se défendit Tom en tirant la langue à Bill.
Une course poursuite s'engagea dans l'appartement avec comme poursuiveur Bill. Ils s'arrêtèrent tout les deux à un bout du canapé et s'affrontaient du regard pour savoir qui allait gagner le match, mais aucun des deux, n'étaient prêts à céder sur la place de vainqueur. Tom tenta de ruser et feinta en prétendant avoir entendu une sonnerie de téléphone retentir dans la pièce, et il n'en fallu pas plus à Bill pour se rappeler qu'il aurait du appeler sa mère dès qu'il était arrivé chez Tom, hors celui-ci l'avait complètement oublié tellement qu'il s'amusait.
- Merdeeeeeeee... je vais me faire tuer et découper en morceau... dit Bill
- Tu n'exagère pas...
- L'une des condition pour laquelle ma mère a accepter que je vienne, c'était de l'appeler dès que j'arrivais... je parie qu'elle a déjà du appeler tous les hôpitaux de la ville avec la police, la gendarmerie, et je remercie le ciel pour qu'elle ne possède pas la numéro de l'armée, sinon on serait déjà mort à cette heure-ci, argumenta t-il sans aucune exagération bien sûre !
Tom, tout en écoutant son discours était partie chercher son téléphone et le tendit à Bill qui ne l'avait toujours pas remarqué. Tom toussota pour faire sortir Bill de sa léthargie afin qu'il appelle enfin sa mère, il avait juste à appuyer son le bouton appeler. Pendant que le téléphone était occupait, Tom fila sous la douche et s'habilla juste avec un jogging. Il partit rejoindra Bill qui n'était plus au téléphone mais devant les fourneaux entrain de préparer un bon diner, mais il ne savait pas encore ce que s'était.
- T'es pire qu'une fille... plaisanta Bill
- Comment tu me parle Monsieur le lion ?... tu n'as pas honte de parler comme ça à un pauvre calamar qui a juste besoin de tendresse, pleurnicha faussement Tom, tout en s'avançant vers l'endroit d'où venait la si bonne odeur qu'il humecta depuis son retour.
- Mon pauvre chéri... allez viens faire un calinou à Bibi ! dit-il tout en se retournant et en ouvrant les bras pour qu'un certain brun vienne se blottir dans ses bras, ce qu'il ne tarda pas à faire.
Ce que Bill ne savait pas, c'est que Tom alla se blottir dans ses bras, non pas pour une pause tendresse mais plutôt pour une petite séance de vengeance. Il passa lentement ses mains sous le tee-shirt de Bill, faisant semblant de lui faire des caresses et glissa ses mains sur ses flancs. Une partie de chatouille commença sous les rires de Bill qui se débattait comme il pouvait mais face à Tom, il se résigna bien vite car il fallait bien le dire, Bill ne faisait pas le poids face à Tom. Après cette partie de rigolade, nos deux jeunes mangèrent les pattes à la bolognaise que Bill avait préparée. Ils s'improvisèrent une soirée DVD ou ils se regardèrent Shining et The Mirrors.
- Bill... appela timidement Tom
- Oui...
- Euh... ça te dérange de dormir avec moi ce week-end... car je n'ai pas eu le temps d'acheter un lit... continua sur la même lancer le dreadé, ayant très peur de la réaction de Bill.
- Non bien sûre... mais c'est à tes risque et périls car je prends énormément de place pendant la nuit rigola Bill ce qui eut pour effet de rassurer un certain dreadé qui redoutait ce moment depuis l'arrivée de son brun.
Tom déplia le canapé en lit et se blottit dans sa couette faisant exprès de ne rien laisser pour Bill qui était partit entre temps à la douche. Une fois revenue, il trouva Tom enroulé jusqu'au nez et fini par remarquer qu'il n'avait plus un seul bout de couette pour lui... Il hésita même à se coucher au côté de Tom.
- Allez vient là, Billou...
- Euh... j'ai oublié de prendre ma couette Tom...
- Tsss... mais t'en a pas besoin... la mienne est assez grande pour nous deux... c'était juste pour t'embêter que je t'ai piqué toute la couette.
Tom finit par libérer entièrement la couette et invita Bill, qui n'osait toujours pas venir, à se coucher. Nos deux adolescent parlèrent encore beaucoup et ne se couchèrent que très tard dans la nuit, mais une chose est sûre, c'est que tout les deux se sont endormi avec pleins d'étoiles dans les yeux et pleins d'idées pour les deux jours à venir...
[...]
Depuis leur premier week-end, ils avaient pour habitude de se voir tout les semaines, soit Tom venait chez Bill ou c'était l'inverse. Ils n'admettaient aucune autres personnes pendant ces deux jours, car pour eux, le week-end était juste pour eux deux, et pour personne d'autre. Gustav et Georg ont bien sûre, déjà, essayer de se joindre à eux, mais c'est un refus catégorique qu'ils ont reçu de la part du brun, d'ailleurs la discussion finit par une dispute, qui mina un temps soit peut le moral de Bill. Même s'il leur accorde beaucoup de temps et leur parle beaucoup moins, il les considère toujours comme ses amis.
Bill est en ce moment même chez son dreadé, entrain de courir partout dans l'appartement pour retrouver une paire de chaussure, que Tom s'est amusé à cacher. Il est très taquin avec Bill, il adore le voir se prendre la tête des futilités, ça le fait rire. Il attend patiemment, accoudé au bar de la cuisine, que Bill vienne lui demander son aide, car sans lui, il n'a aucune chance de retrouver ses chaussures. Elles sont cachées dans un lieu que Bill ne connait pas.
- Tooooooooooom ! Au lieu de rester planter comme un con... tu pourrais m'aider ! s'indigna Bill.
- Euh... laisse moi réfléchir... si tu me le demande mieux... peut-être que là... j'accepterai, s'amusa t-il.
Il aimait vraiment embêter Bill, mais ce qu'il aimait le plus, c'est quand il venait se blottir dans ses bras après la plaisanterie pour calmer ses nerfs mise à rude épreuve. Tom ne pouvait plus se passer du contact et de l'odeur de Bill, et s'était rendu compte qu'il était tombé amoureux de lui. Chaque contact avec Bill, lui faisait voler en éclat son ventre en millions de petits papillons qui volaient jusqu'à son c½ur prêt à éclater. Lui a-t-il dit ? bien sure que non ! Il a bien trop peur de le perdre pour s'y risque, mais on ne sait jamais ce que nous réserve l'avenir, seul lui nous le dire au moment voulu.
Il vit Bill s'avancer d'un pas résigner et celui-ci déposa un gros bisou sur la joue de son Tommi, et lui demanda de l'aider avec des petits yeux tout suppliant tellement qu'il était désespérer de ne pas trouver ce qu'il cherchait depuis bientôt une heure. Une heure que Tom rigolait intérieurement et regardait amusé son ange. Il finit quand même à aller lui chercher et revint vers lui avec un petit sourire moqueur sur les lèvres.
- Comment t'es trop cruel avec moi... tu m'aime pas... pleurnicha faussement le brun, non loin de bras de Tom, que celui-ci ouvrit pour y accueillir son ange.
Il ne fallut pas bien longtemps pour qu'il vienne s'y loger et profiter des dernières caresses que Tom lui offrait avant une semaine d'abstinence de son odeur, de ses caresses, de ses mots... Tom était devenu sa drogue.
- Billou... j'aime pas du tout dire ça... mais si on veut arriver à l'heure, va falloir qu'on y aille... ajouta t-il sans grande motivation mélangé à un brin de tristesse.
- M'oui... tu ne veux pas me kidnapper ? tenta Bill qui était au bord des larmes.
- Si seulement...
Tom rompit leur étreinte et partit vers la salle de bain pour se passer de l'eau sur le visage afin d'effacer toute trace de larmes qui avaient coulé durant ce laps de temps. La séparation devenait à chaque fois très difficile pour eux... surtout quand on sait qu'ils ressentent bien plus que de l'amitié l'un pour l'autre. Une fois, le retour de Tom, il prit le sac de Bill et ils descendirent sans un mot jusqu'à la voiture il déposé le sac à l'arrière. Le chemin se fit sans aucun mot échangé... le silence parlait pour eux, il était lourd, certes mais, lourd de sens, lourd de choses non dites. Le seul bruit de fond était la radio qui passait de vieilles chansons d'amours. Certains pourraient trouver ironique dans une telle situation et même faire sourire, mais ça ne faisait qu'enfoncer nos deux jeunes dans leur mutisme. Ils avaient peur... peur d'avouer des choses, qui sont inavouables pour eux, si jamais ils venaient à parler.
Malgré ce silence, le trajet fut rapide. Quand la route avait une bonne circulation, on ne mettait que trente minutes pour venir. Heureusement ou malheureument pour eux, ce soir ce fut le cas, la route était déserte. Tom se gara devant l'allée qui mena chez Bill. Ils restèrent comme ça pendant quelques instant sans faire un geste, le moteur était coupé... par conséquent on entendait que leur respirations qui se faisaient de plus en plus difficiles. Mais l'heure tourne vite, et Bill est rappeler à l'ordre par elle. Il se tourna lentement vers Tom, ou quelques larmes coulèrent le long de sa joue. Bill les effaça à l'aide de son pouce et il y déposa un baiser.
Il prit son sac et ouvrit la portière afin de sortir. Tom n'a pas la force de dire quoique se soit... Il a beau savoir que Bill revient vendredi prochain pour une durée d'une semaine, vu qu'ils seront tout les deux en vacances, mais à ces yeux, c'est interminable.
- Tom... supplia doucement Bill
- Mmh...
- J'y vais... tu m'appelle quand tu es arrivé pour pas je m'inquiète ?
- Ok Billou... bonne semaine ! répliqua Tom, sans même savoir ce qu'il disait.
- Toi aussi, dit tristement Bill.
Un choc peut parfois déclencher pleins d'émotions à l'intérieur de nous, on croit ne pas avoir le courage pour faire certaines choses, mais le cas échéant, on le trouve. C'est ce qu'il se passe avec Tom, la claquement de portière l'a, en quelque sorte, réveillé de ses pensées ou il débattait si oui ou non il devait lui dire.
- BIIIIIIILL...
Celui-ci se retourna avec un air de surprise collé au visage et revint vers la voiture ou Tom avait au préalablement ouvert la vitre du passager. Il ne réfléchissait plus ou du moins très mal, il ne savait même pas pourquoi il avait crié son nom.
- Je t'aime...
Il n'attendit aucune réponse, il enclencha la première et démarra, laissant derrière lui, un Bill commençant à réaliser ce qu'il venait de lui dire. Un sourire s'afficha et deux petits mots sortirent de sa bouche pour se perdre dans la tombé de la nuit « moi aussi ». Tom quand à lui, regrettait amèrement ce qu'il venait de faire... il avait écouté son c½ur et avait très peur des conséquences qu'ils pourraient y avoir sur leur amitié.