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JOYEUX NOEL



Un OS sera poster dans la semaine regroupant le thème de Noël et du Nouvel an =)
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# Posted on Friday, 25 December 2009 at 5:40 AM

Edited on Saturday, 26 December 2009 at 6:48 PM

Ptite présentation

Ptite présentation
Deux hommes qui s'aiment...

oo Des "Je t'aime" à profusion...

oooo Deux corps luisant de plaisir...

oooooo Deux âmes qui ne font plus qu'une...

oooooooo Des hurlements brisant le calme de la nuit....




Bienvenue dans le monde lemonesque
des
Jumeaux Kaulitz








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ooooTu veux être prévenu....

ooooooC'est très simple....


ooooooooooInscrit toi à ma newsletter


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ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooTu as une idée...

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooPour un OS ou Mini-Fic...

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooN'hésite pas à la proposer... !





BONNE LECTURE !!!


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Note moi sur :


best-fic-annuaire-th





# Posted on Sunday, 05 October 2008 at 11:03 AM

Edited on Saturday, 17 October 2009 at 10:42 AM

SOMMAIRE

SOMMAIRE
Mini Fiction
oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo


1 / :ooooLa distance
Partie 1oooPartie 2oooPartie 3oooPartie 4oooPartie 5



2 / :ooooUn prof principal... Pas comme les autres
Partie 1oooPartie 2oooPartie 3oooPartie 4ooo Partie 5ooo

Partie 6oooPartie 7ooo Partie 8oooPartie 9oooPartie 10

Partie 11 oooPartie 12oooPartie 13 oooPartie 14oooPartie 15ooooo



3 / :ooooUne parfum de trahison..
Partie 1oooPartie 2oooPartie 3oooPartie 4oooPartie 5



4 / :ooooDans neuf mois nous serons trois...
Partie 1oooPartie 2


5 / :ooooUn début difficil...
Partie 1oooPartie 2ooooooNEW



One shot
oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo


1 / :ooooJe n'appartiens qu' toiooooooo*


2 / :ooooLe hasard de l'amouroooooooo*


3 / :ooooOn the Edgeoooooooooooooo*




Futurs postes
oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo




ooooooooooooChapitre 15 oooooo Un prof principal... Pas commes les autres

oooooooooooooooChapitre 1 oooooo Dans neuf mois nous serons trois

ooooooooooooooooooChapitre 2 oooooo Dans neuf mois nous serons trois

oooooooooooooooooooooChapitre 1 oooooo Des débuts difficiles !

ooooooooooooooooooooooooChapitre 2 oooooo Des débuts difficiles !




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# Posted on Sunday, 05 October 2008 at 2:14 PM

Edited on Monday, 14 December 2009 at 4:16 PM

La distance... Partie 1

La distance... Partie 1

Un jeune brun d'environ un mètre quatre-dix restait enfermé depuis quelques jours dans sa chambre, car il avait perdu sa meilleure amie qui était décédée lors d'un accident de voiture. Il n'a pas du tout le moral et passe ses journées et ses nuits à pleurer tellement le chagrin le submerge. Sans elle, il ne pouvait pas concevoir continuer sa vie mais sa famille et ses deux amis de toujours le surveillent tout le temps de peur qu'il ne commette l'irréparable. Il ne mange pratiquement rien, et quand il mange un peu plus... cela ne reste pas très longtemps dans son estomac. Non, il n'est pas anorexique comme on pourrait le croire... il ne se force pas à vomir, son corps rejette lui-même le surplus d'aliments. C'est une sorte de punition qu'il s'inflige inconsciemment. Il s'en veut de la mort de sa meilleure amie, alors qu'il n'y est pour rien. Cela peut paraître facile à dire mais c'est la faute du hasard... et on ne peut rien contre celui-ci.

Il n'a plus aucun goût pour la vie. Lui qui avant adorait faire du shopping en passant des heures à fouiner le moindre accessoire ou vêtement qu'il customiserait par la suite pour créer son propre style... s'est maintenant résigné à ne porter qu'un vulgaire jogging qu'il a retrouver au fond de son placard avec un tee-shirt, qu'il qualifierait de « robe » s'il était dans son état normal. Il ne se maquille plus, ne fait plus attention à sa manucure... il se laisse complètement aller. Le proverbe dit « quand un seul être vous manque, tout vous semble dépeuplé », je trouve qu'il s'applique très bien à ce qu'il vit en ce moment.

Ce jeune homme s'appelle Bill Kaulitz, il a 20 ans et est en 2ème année d'art plastique dans une très grande école de Berlin. L'année dernière, il a finit premier de sa promotion avec un très beau dessin tiré d'une photo de lui et de sa meilleure amie, Laura. Son dessin reflétait très bien tout les sentiments et les émotions qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre, ils n'étaient qu'amis et ne s'imaginaient même pas de sortir ensemble car d'abord leur sentiments ne dépassaient pas le stade de l'amitié et puis, ils tenaient bien trop à leur amitié pour risquer de la perdre dans une histoire d'amour. Cependant, ils étaient très possessif l'un envers l'autre, ne supportant pas que quelqu'un viennent s'immiscer dans leur petit couple.

Il est, ce soir, invité par ses amis à sortir, enfin « inviter » est bien vite dit car c'est plus une obligation qu'une invitation, que ces amis lui ont faite. D'après eux, c'est pour lui changer les idées et pour qu'il arrête de se morfondre sur lui-même. Mais peut-on vraiment se changer les idées quand la personne à qui vous teniez le plus, n'est plus là pour vous consoler, pour vous faire rire, ou juste pour vous confier ses secrets ? Pour Bill, c'est impossible, ou qu'il soit, ou qu'il aille, ses pensées, son c½ur et son âme seront toujours tournées vers Laura, il s'en est fait la promesse. Même s'il ne peut pas la rejoindre, là ou elle est, pour le moment, il reste avec elle par l'esprit.

Il se décide enfin à se lever pour aller dans la salle de bain afin de se préparer, sans grande conviction pour cette fameuse soirée. Comme à son habitude, il fait couler de l'eau brûlante... ça lui faisait mal au début mais à présent il est devenu insensible à cette douleur. Au niveau habit, il choisira l'une des tenues que Laura préférait c'est-à-dire son tee-shirt rouge avec l'inscription Icon et son jean moulant blanc assortit de santiag et quelques bijoux... mais là encore, la motivation n'est pas là. Il le fait pour faire plaisir à ses amis et surtout pour leur faire croire qu'il va mieux et qu'ils peuvent arrêter de le surveiller tout le temps. Un joli sourire avec un brin d'enthousiasme quand il leur ouvrira la porte devrait faire l'affaire... enfin ça, c'est ce que Bill croit, mais ses amis sont loin d'être bête et le connaissent mieux qu'il ne le pense. Ils savent très bien, que Bill fera tout pour se débarrasser d'eux afin de faire une connerie mais ils ne le laisseront pas tomber et continueront de veiller sur lui car ils sont persuader que c'est le souhait de Laura.

La sonnette retentit dans la maison, notre brun descend d'un pas nonchalant les marches, sans aller trop vite ni trop doucement... il le fait à son rythme voulant montrer qu'il ne veut pas y aller mais qu'il y va quand même juste pour eux. Il ouvre la porte et un sourire apparait sur son visage sans qu'il ne le veuille, au fond de lui ça lui fait plaisir de les voir, mais là encore, il s'est fait une autre promesse comme quoi il ne serait plus jamais heureux.

- Montre-nous encore un peu plus ta joie de nous voir, dit Georg en plaisantant, plaisanterie qui ne fait pas du tout rire Bill qui se renferme encore plus sur lui-même
- Je n'ai rien demandé à personne, alors si t'es pas content c'est la même chose, dit-il d'un ton plutôt glacial.
- Zen les amis... on ne va pas commencer à s'engueuler ! Bill, on est content que tu viennes et ne fait pas attention à l'autre zouave qui nous sert comme amis, ils ont oublié de lui mettre un cerveau à la naissance, sourit gentiment Gustav

Georg n'est pas méchant et est loin d'y être, il ne sait juste pas comment s'y prendre avec Bill ces derniers temps. Faut dire que Bill a beaucoup changer, il n'est plus ce garçon souriant, toujours entrain de rire aux blagues de Georg qui sont vraiment nulles; Bill sait se faire respecter quand il le faut, c'est d'ailleurs pour ça que c'est l'un des leaders de sa section tant par ses notes que par son charisme. Il a eu du mal à s'imposer mais il y est arrivé avec beaucoup d'acharnement et il a su s'allier aux bonnes personnes.

Nos trois jeunes partent vers l'endroit ou ils passeront la soirée. Bill ne sait pas du tout ou ça se situe, et c'est beaucoup mieux comme ça, car s'il le savait, il aurait refusé catégoriquement et personne ne serait arrivé à le faire changer d'avis, excepter une... Arrivée à une intersection, Georg et Gustav s'arrêtent, regardant Bill d'une manière assez bizarre qui ne lui plait pas du tout. Souvent quand ils ont ce regard, c'est qu'ils manigancent quelque chose qui ne plait vraiment pas à Bill... et de ce côté-là, il n'a tellement tord car une chose n'a pas changer, pour lui ses cheveux sont sacré, c'est bien d'ailleurs la seule chose dont il continuait à prendre soin ces dernier jour. Gustav sort de sa poche une sorte de bandeau et le montre à Bill avec un petit sourire sadique au coin des lèvres

- Si tu espère rien qu'une seconde me mettre ça, autour de la tête... tu espère pour rien, dit Bill sur un ton qu'il voulait menaçant et ferme mais qui était plutôt suppliant.

Il recule en même temps que de secouer sa tête de gauche à droite pour montrer sa protestation, mais apparemment, les Dieux en avaient choisit autrement. En effet, il n'avait pas vu le mur derrière lui et se le prit de pleins fouet dans le dos, le choc n'est pas violemment mais il ne peut s'empêcher de jurer alors que les deux autres sont mort de rire. Ils reprennent vite leurs esprits et se ruent sur Bill pour l'affubler de leur bandeau qui dépareille complètement sa tenue et lui tiennent chacun une main pour éviter toute tentative d'enlèvement du bandeau.

- Vous aurez intérêt à courir vite quand je n'aurais plus ce truc affreux sur mes yeux, menace t-il.

Ils finirent par arriver après que Bill faillit tomber une centaine de fois tellement Gustav et Georg se moquaient de lui, qu'ils ne faisaient plus du tout attention au fait que notre brun ne voyait rien du tout. Ils le libérèrent de son châtiment et reçurent en remerciement un regard plus que noir de sa part. Mais ce n'est rien par rapport à sa réaction quand il se rendrait compte, que là ou il est, s'est juste devant une fête organiser par les pompiers. Effectivement nous sommes le 13 juillet, et comme tous les ans, il y a le fameux bal des pompiers.

- QUOIIII ? Hurla t-il en se rendant compte de l'endroit où il était. Vous voulez vraiment que je rentre là-dedans... mais vous êtes atteint mes pauvres amis ! Jamais je ne mettrai les pieds dans cet endroit ! affirma Bill sur un ton impartial
- Bien sûre que tu va rentrer tes petites fesses dedans et tu va t'amuser ! De toute façon tu n'as le choix... sourit gentiment Georg !
- Mais vous rêvez... même Laura n'a jamais réussi à me faire rentrer dans ce bal...

Et voilà comment on passe du rire aux larmes. Bill n'avait pas fait attention en parlant et se fut le drame quand il remarqua qu'il avait prononcé son nom. Les larmes lui montèrent très vite aux yeux. Il se jura de ne pas pleurer en public alors elles ne dépasseront pas la barrière de ses yeux, sauf une qu'il essuie immédiatement. Il doit paraître fort devant ses amis, or il est loin de l'être mais il ne veut pas se l'avouer et surtout pas qu'on est pitié de lui, il pense que Georg et Gustav s'occupent de lui juste par pitié et parce que sa mère leur a demandé... pour lui, la signification du mot amitié est partie en même temps que Laura. Il finit quand même par céder et rentre non sans quelques noms d'oiseaux prononcer. Une fois dans la cour, Bill se dirige vers les boissons. Il commande un coca et il peste contre le serveur quand celui-ci lui demanda de payer 3¤. C'était inadmissible de faire payer aussi chère une vulgaire canette de coca. En se retournant, il bouscula légèrement une personne mais ne fit pas attention à celle-ci et s'excusa vaguement, juste pour paraître poli. Ses deux amis dansaient mais faisaient quand même attention ou il se trouvait.

Bill s'assit sur une chaise et espérait que la soirée se passe vite, il commençait déjà à s'ennuyer alors que ça faisait à peine un quart d'heure qu'ils étaient arrivés. Il pensa bien à sortir son baladeur mais avec il n'entendrait rien vu le volume sonore de celle qui passait au bal. Il partit très loin dans ses pensées avec comme unique sujet sa meilleure amie, il s'imaginait ce qu'il lui dirait si elle était encore là ou ce qu'il lui dirait s'il avait su qu'elle allait mourir. Juste avant qu'elle est l'accident, ils avaient eu une petite dispute de rien du tout mais Bill, rancunier comme il est, ne lui avait pas dit qu'il l'aimait. C'est sûrement pour ça qu'il s'en veut autant, il est sûr que Laura pense qu'il ne l'aimait plus à cause de leur chamaillerie. Elle avait l'habitude de son sale caractère et elle ne lui en voulait pas quand il haussait le ton étant certain d'avoir raison alors que ce n'était pas le cas. Il est très têtu et Laura le savait pertinemment. Elle arrivait, cependant, à le raisonner quand il faisait vraiment fausse route, comme par exemple le jour des inscriptions dans son école. Bill était persuader qu'il n'avait aucune chance et qu'il était nul donc il n'avait pas posé sa candidature. C'est elle qui la déposé à sa place avec comme complice sa mère. Bill ne su rien de tout ce qui se tramait dans son dos pendant quelques semaines jusqu'au jour ou il reçu une lettre comme quoi il était accepter dans l'école de ses rêve. Il en avait voulu à Laura et à sa mère mais, se rendit compte que cela ne servait à rien car si elles avaient fait ça, c'était uniquement par amour pour lui. Une fois cette idée bien ancré dans son cerveau, il sauta dans les bras des femmes de sa vie.
Bill était tellement dans ses pensées qu'il n'entendit pas quand une personne lui parla. Il s'en rendit seulement compte quand on lui tapota un peu l'épaule afin de le sortir de ses rêveries... douloureuses.

- Excuse-moi de te déranger,... mais je peux m'assoir ici car il n'y a plus de place, interrogea timidement la personne.
- Bien sûre répondit Bill en relevant les yeux vers cette personne.

Il avait déjà vu cette personne, mais où ? Il ne le savait plus pourtant cela ne faisait pas longtemps qu'il l'avait croisé. De toute façon, il n'aurait pu oublier un tel visage. C'est un garçon assez grand mais tout de même plus petit que Bill de quelques centimètres. Il a les traits du visage assez fin et porte des vêtements XXL assez bien assortie les uns aux autres, constata Bill. Il porte une casquette recouvrant ses dreads. Il est plutôt mignon et Bill aurait pu craquer sur lui. En effet, Bill est homosexuel et tout le monde le sait, même c'est parents, mais chez lui cela reste un sujet tabou, ils préfèrent croire que c'est juste une passade et qu'il finira avec une fille avec qui il aura des enfants et tout le tralala.

Ils s'ennuyaient tout les deux assis sur leur chaise avec une tête qui signifiaient clairement que si leurs amis revenaient, ils allaient passer un mauvais quart d'heures. Bill pour passer un peu le temps, sorti son paquet de cigarette et en alluma une. S'il ne pouvait pas en finir avec sa vie de lui-même, au moins il était sûr que la cigarette le tuerait à sa place. Il recracha la fumée en soupirant fortement ce qui fit sourire le dreadé.

- C'est fou comme tu t'amuse, ironisa le dreadé.
- Tu n'es pas mieux, ajouta Bill en portant son regard sur lui avec un sourire au coin des lèvres. Tu t'appelle comment ?
- Tom, et toi, Monsieur cigarette ?
- Je fume car je m'ennuie dit-il en tirant la langue faisant rire Tom. Je m'appelle Bill !

Pendant les minutes qui suivirent, ils se détaillèrent essayant de se connaitre mieux à travers leurs habits qui sont en total opposition, leur expression du visage, c'est peut-être leur seul point commun que l'on peut distinguer extérieurement, ils sont tout les deux tristes et ils s'ennuient. Bill remarqua que Tom avait porté son attention sur sa manucure, qu'il avait bien entendu refaite avant de venir. Il se laissait peut-être aller mais s'il devait sortir, il ne laisserait rien paraître. Bill s'attendait à ce que Tom soit choqué qu'un garçon se maquille et qu'en plus, il mette du vernis à ongle mais rien ne sortie de la bouche de celui-ci à part un sourire admiratif pour Bill. Dans un sens, il l'admirait car peu de personne ne s'affirme autant que le fait Bill de peur, d'être juger par les autres et maltraiter par les racailles du lycée ou de la fac... mais Bill ne prêtait aucune attention à toutes ses moqueries, car il en avait déjà eu assez de la part de son père ce qu'il l'a complètement immunisé.

Ils se regardèrent et explosèrent de rire en même temps tellement qu'ils faisaient peine à voir assis sur leur chaise, ne sachant pas quoi faire de leur dix doigts. Bill avait fini de fumer et passait inlassablement ses nerfs sur la pauvre canette de coca, à présent vide. Tandis que Tom, lui s'amusait à regarder Bill, il le trouvait troublant et touchant.

- Laisse un peu ta canette, elle t'a rien fait la pauvre...
- Je n'en veux pas à la canette mais juste à mes amis pour m'avoir amené à une soirée aussi merdique, répliqua Bill sur un ton mi-amusé mi-sérieux
- On a un point en commun... rigola Tom
- C'est sûre, mais j'espère pour toi que tes amis ne sont pas en même temps des chiens de gardes... Répliqua Bill sur un ton plus ferme qu'il ne l'aurait voulu.
- Désolé, dit doucement Tom.

Bill s'en voulu, même s'il ne le connaissait pas tellement, il aimait bien sa compagnie. Il ne voulait en aucun cas le blesser mais à cet instant précis, cela avait au dessus de ses forces. Il en voulait énormément à ses amis de l'avoir trainer dans cet endroit et de l'avoir lâchement abandonné pour aller fricotter avec des filles, venue toutes baver devant les pompiers, le laissant seul avec sa peine. Comme si ce soir, tous les éléments était contre lui, la chanson, leur chanson à lui et à Laura passa. Bill ne put retenir les larmes qui dévalaient à flot sur ces joues maintenant recouverte par son maquillage. Tom, le voyant ainsi, ne sut pas quoi faire dans les premières secondes, mais se rattrapa bien vite en venant le prendre dans ses bras pour tenter de le consoler d'un mal dont il ne savait rien. Voyant que Bill ne se calmait pas, et que son état empirait de seconde en seconde, il décida de le porter pour l'amener à l'extérieur ou musique et cris ne se faisaient plus entendre. Et apparemment, cela fonctionna, Bill cessa petit à petit de pleurer s'essuyant les joues avec le revers de ses mains étalant encore plus tout son maquillage.

- Ca va mieux ? demanda Tom inquiet.
- Mieux, je ne sais pas, mais ça va... merci ! répondit simplement Bill.
- Mais de rien Bill !

Tom se mit à côté de Bill, et il fut surpris que Bill vienne se coller à lui comme s'il voulait être protégé. Bien sûre, il répondit à cette étreinte et le câlina un peu voulant le rassurer. Une réelle complicité s'était formé entre eux, sans même qu'ils ne s'en rendent compte et en l'espace de peu de temps. Aucun mot ne s'échangea car l'un comme l'autre, jugea qu'il n'y en avait pas besoin. Le silence suffisait amplement pour les apaisait. Seulement, tout instant de bonheur est éphémère et ce moment fut coupé par le téléphone de Bill. Il le prit en main et en voyant que c'était Georg qui était marqué sur son portable, poussa un juron. Il ne répondit aux questions que par un mot, ce qui énervait pas mal destinataire, mais celui- ci ne dit rien.

- Qu'est-ce qu'ils sont chiant... j'ai rien demandé ! s'exclama Bill
- Calme toi... ils s'inquiétaient...
- M'oui, t'as sûrement raison, mais ils sont chiant quand même, rigola le brun... et si on allait prendre un verre au café d'en face... ?
- Je te suis, souria Tom, heureux de voir Bill a nouveau heureux.

# Posted on Sunday, 05 October 2008 at 2:18 PM

Edited on Friday, 02 October 2009 at 3:25 PM

La distance... Partie 2

La distance... Partie 2

Depuis ce soir là, quelques semaines sont passées mais leur amitié ainsi que leur complicité n'a pas cessé de croître. C'est à peine s'ils ne s'appelaient à l'heure du repas ou dès qu'ils finissaient les cours... ils sont proche, peut-être même trop proches pour certaines personnes. Bill avait confié des choses à Tom, que seule Laura connaissait ! Georg et Gustav étaient jaloux, voir même envieux de Tom, certes ils étaient heureux de voir que leur copain reprenait goût à la vie, mais ce n'était pas grâce à eux... Et ça les dérangeaient énormément car ils s'étaient donner beaucoup de mal pour essayer de faire sourire Bill ou même par le plus grand des miracles, le faire rire mais toutes leurs tentatives furent presque toujours vaines.

Cependant, malgré leur complicité, un sujet entre eux, reste totalement tabou... ce sujet n'est autre que Laura. Tom sait vaguement ce qui s'est passé mais à chaque fois qu'il tentait d'en parler avec Bill, il échouait. Il veut aider son ami plus que tout, pour qu'il fasse le deuil et pour que lui sache comment consoler Bill quand celui-ci déprime de nouveau car les « calme-toi » ou « ça va aller... je suis là », c'est bien pendant quelques temps, mais à force, plus personne n'y croit même celui qui le dit. Vous pensiez peut-être que Bill avait oublié son chagrin grâce à Tom ?... il n'y a rien de cela, il se sent mieux, c'est vrai mais au fond de lui c'est toujours le chaos. Un jour, il dira, il criera très fort ce qu'il ressent pour enfin se sentir libre de voir son avenir sans culpabiliser... Oh oui, il a culpabilisé à cause de sa rencontre et de son amitié avec Tom, et il continue de le faire car il a peur, très peur d'une chose... celle d'oublier Laura pour Tom.

Ce week-end est un week-end assez spécial pour nos deux jeunes. En effet, Tom a invité Bill chez lui du vendredi soir au dimanche soir. Bill, depuis ce matin, est plus que surexcité, il est intenable. Tout le monde est surpris de le voir sourire en sautillant comme un petit enfant. La fin des cours sonne enfin, et un cri de joie se fait entendre dans la salle de cours...

- Toooooommmm, hurla Bill

Beaucoup de regard se tourna vers lui, tellement personnes ne s'attendaient à entendre un cri de joie aussi explicite et surtout provenant de la part de Bill. Mais celui-ci n'en prit pas garde et continuait de répéter, plus doucement certes, le nom de son ami, tout en se dépêchant de ranger toutes ses affaires qui étaient mélanger avec celles du week-end et se rua dehors, ou un beau dreadé, l'attendait appuyé sur le capot de sa nouvelle voiture, qu'il venait d'inaugurer en venant chercher son brun à son lycée. Un sourire s'agrandit sur le visage de Bill, déjà rayonnant, quand il aperçut Tom. Il couru vers lui et lui sauta dans les bras tout en lâchant son sac. Il le serra très fort dans ses bras, s'imprégnant de son odeur qui lui avait tout de même manqué. Internet c'est bien, mais c'est quand même mieux quand on peut serrer la personne dans ces bras et lui raconter toutes ses misères ou joies, les yeux dans les yeux. Ils finirent par se lâcher au bout de quelques minutes, qui parurent interminable pour deux personnes qui les surveillaient avec un ½il hagard et jaloux, mais rien au monde n'aurait pu gâcher ces retrouvailles... enfin si, une chose : la culpabilité de Bill, mais celui-ci n'est pas apparu.

Ils montèrent tout les deux dans la voiture, et Tom pour s'amuser ou frimer, et comme le temps s'y prêtait, il décapota sa voiture sous les yeux émerveillés de son passager qui frétillait sur place tellement il se sentait bien, à cet instant précis. La route se passa tranquillement entre rire, moment de complicité et chant. Tom se gara devant un immeuble assez modeste mais de fière allure tout de même. Pourtant quelque chose chiffonna Bill, ou plus un léger détail, sans grande importance, mais quand même. Tom lui avait toujours dit qu'il habitait avec ses parents dans un pavillon alors que là, c'était tout sauf une maison. Il ne montra pas à son dreadé sa surprise et monta avec lui les quatre étages, qui le séparaient du lieu où il allait vivre pendant ses deux jours. Tom ouvrit la porte de son nouvelle appartement et la surprise fut encore plus grande pour Bill quand il découvrit qu'il y avait pleins de carton avec seulement un sofa au milieu du salon. Il ne put s'empêcher d'éclater de rire à cette vision, sous le regard perplexe de Tom.

- Je peux savoir ce qui se passe ?
- Tu m'avais jamais parlé de ton appartement... répondit simplement Bill, après s'être calmé.
- Normal, mes parents me l'ont offert hier, d'où cette magnifique exposition de carton, sourit le dreadé.
- Haaaaaaaaan, j'ai compris... tu m'as invité pour que je t'aide à ranger tes affaire, sourit malicieusement Bill avant de recommencer à éclater de rire comme un enfant, suivit très vite par Tom.
- Comment tu m'as démasqué... tsss tu me connais vraiment trop bien plaisanta à moitié Tom.

Ce qu'il ne remarqua pas, c'est que les joues de Bill ont pris une couleur rosies à cause de la remarque. Bill pouvait se vanter de bien connaitre Tom, même mieux que certains de ses amis qui le connaissent, depuis plus longtemps que lui. Il était fier de cette amitié assez surprenant avouons le. Qui aurait pensé qu'un androgyne et un garçon au style rappeur américain ?... personne, et pourtant l a réalité est bien là, ils sont amis et se fichent complètement du quand dira t-on...

Tom aida Bill à s'installer pour qu'il se sente à l'aise, et on peut dire qu'il prit assez rapidement ses marques. Il lui fit visiter son appartement qui avait même une chambre d'ami. Bill se mit à penser qu'il pourrait squatter tout les week-ends chez son dreadé pour passer plus de temps avec lui. Après cette mini visite, ils partirent faire des courses pour survivre, mais qui dit courses dit centre commerciale... et pour notre brun, centre commerciale équivaut à shopping. Il faut bien habituer Tom à ses petites manies. Il se retourna vers Tom et lui fait ses yeux de chiens battus auquel, normalement personne ne résiste.

- Tommi... larmoya Bill
- Bizarrement, je n'aime pas du tout ce ton et le surnom qui va avec... car ils ne présagent rien de bon pour nous ! Rigola Tom
- Même pas vrai... bouda le brun ! C'est juste que... j'aime bien les boutiques, tenta t-il...
- Dis le moi, si tu veux faire les boutiques... il n'y aucun problème... j'adore faire du shopping !

A cet instant, Bill ne sut pas si son c½ur avait lâché ou pas car il ne le sentait plus dans sa poitrine. Un sourire, encore plus grand prit place sur son visage, et il ne put s'empêcher de sauter dans les bras de Tom, comme pour le remercier de sa gentillesse et de son amitié. Tom fut surpris de tant d'affection mais il ne refusa en rien son étreinte, et il le serra encore plus fort contre lui. Un fin d'après midi shopping quoi de mieux pour commencer un merveilleux week-end. Ils étaient partis faires des courses à 16 heures et ils sont rentrés environ trois heures plus tard chargé avec pleins de sac de vêtements et chaussures et seulement deux ou trois sacs de nourriture.

- Au départ, on ne devait pas y aller juste pour faire des courses ? Ironisa Tom
- Bah... c'est ce qu'on a fait... tu n'avais pas spécifié quel type de courses, il s'agissait... répondit Bill
- Genre, maintenant c'est ma faute, si on est revenu avec plus de vêtement que de nourriture, tu n'avais pas qu'à passer des heures dans les boutiques à choisir entre pantalons que seul, les coutures différenciait... se défendit Tom en tirant la langue à Bill.

Une course poursuite s'engagea dans l'appartement avec comme poursuiveur Bill. Ils s'arrêtèrent tout les deux à un bout du canapé et s'affrontaient du regard pour savoir qui allait gagner le match, mais aucun des deux, n'étaient prêts à céder sur la place de vainqueur. Tom tenta de ruser et feinta en prétendant avoir entendu une sonnerie de téléphone retentir dans la pièce, et il n'en fallu pas plus à Bill pour se rappeler qu'il aurait du appeler sa mère dès qu'il était arrivé chez Tom, hors celui-ci l'avait complètement oublié tellement qu'il s'amusait.

- Merdeeeeeeee... je vais me faire tuer et découper en morceau... dit Bill
- Tu n'exagère pas...
- L'une des condition pour laquelle ma mère a accepter que je vienne, c'était de l'appeler dès que j'arrivais... je parie qu'elle a déjà du appeler tous les hôpitaux de la ville avec la police, la gendarmerie, et je remercie le ciel pour qu'elle ne possède pas la numéro de l'armée, sinon on serait déjà mort à cette heure-ci, argumenta t-il sans aucune exagération bien sûre !

Tom, tout en écoutant son discours était partie chercher son téléphone et le tendit à Bill qui ne l'avait toujours pas remarqué. Tom toussota pour faire sortir Bill de sa léthargie afin qu'il appelle enfin sa mère, il avait juste à appuyer son le bouton appeler. Pendant que le téléphone était occupait, Tom fila sous la douche et s'habilla juste avec un jogging. Il partit rejoindra Bill qui n'était plus au téléphone mais devant les fourneaux entrain de préparer un bon diner, mais il ne savait pas encore ce que s'était.

- T'es pire qu'une fille... plaisanta Bill
- Comment tu me parle Monsieur le lion ?... tu n'as pas honte de parler comme ça à un pauvre calamar qui a juste besoin de tendresse, pleurnicha faussement Tom, tout en s'avançant vers l'endroit d'où venait la si bonne odeur qu'il humecta depuis son retour.
- Mon pauvre chéri... allez viens faire un calinou à Bibi ! dit-il tout en se retournant et en ouvrant les bras pour qu'un certain brun vienne se blottir dans ses bras, ce qu'il ne tarda pas à faire.

Ce que Bill ne savait pas, c'est que Tom alla se blottir dans ses bras, non pas pour une pause tendresse mais plutôt pour une petite séance de vengeance. Il passa lentement ses mains sous le tee-shirt de Bill, faisant semblant de lui faire des caresses et glissa ses mains sur ses flancs. Une partie de chatouille commença sous les rires de Bill qui se débattait comme il pouvait mais face à Tom, il se résigna bien vite car il fallait bien le dire, Bill ne faisait pas le poids face à Tom. Après cette partie de rigolade, nos deux jeunes mangèrent les pattes à la bolognaise que Bill avait préparée. Ils s'improvisèrent une soirée DVD ou ils se regardèrent Shining et The Mirrors.

- Bill... appela timidement Tom
- Oui...
- Euh... ça te dérange de dormir avec moi ce week-end... car je n'ai pas eu le temps d'acheter un lit... continua sur la même lancer le dreadé, ayant très peur de la réaction de Bill.
- Non bien sûre... mais c'est à tes risque et périls car je prends énormément de place pendant la nuit rigola Bill ce qui eut pour effet de rassurer un certain dreadé qui redoutait ce moment depuis l'arrivée de son brun.

Tom déplia le canapé en lit et se blottit dans sa couette faisant exprès de ne rien laisser pour Bill qui était partit entre temps à la douche. Une fois revenue, il trouva Tom enroulé jusqu'au nez et fini par remarquer qu'il n'avait plus un seul bout de couette pour lui... Il hésita même à se coucher au côté de Tom.

- Allez vient là, Billou...
- Euh... j'ai oublié de prendre ma couette Tom...
- Tsss... mais t'en a pas besoin... la mienne est assez grande pour nous deux... c'était juste pour t'embêter que je t'ai piqué toute la couette.

Tom finit par libérer entièrement la couette et invita Bill, qui n'osait toujours pas venir, à se coucher. Nos deux adolescent parlèrent encore beaucoup et ne se couchèrent que très tard dans la nuit, mais une chose est sûre, c'est que tout les deux se sont endormi avec pleins d'étoiles dans les yeux et pleins d'idées pour les deux jours à venir...

[...]

Depuis leur premier week-end, ils avaient pour habitude de se voir tout les semaines, soit Tom venait chez Bill ou c'était l'inverse. Ils n'admettaient aucune autres personnes pendant ces deux jours, car pour eux, le week-end était juste pour eux deux, et pour personne d'autre. Gustav et Georg ont bien sûre, déjà, essayer de se joindre à eux, mais c'est un refus catégorique qu'ils ont reçu de la part du brun, d'ailleurs la discussion finit par une dispute, qui mina un temps soit peut le moral de Bill. Même s'il leur accorde beaucoup de temps et leur parle beaucoup moins, il les considère toujours comme ses amis.

Bill est en ce moment même chez son dreadé, entrain de courir partout dans l'appartement pour retrouver une paire de chaussure, que Tom s'est amusé à cacher. Il est très taquin avec Bill, il adore le voir se prendre la tête des futilités, ça le fait rire. Il attend patiemment, accoudé au bar de la cuisine, que Bill vienne lui demander son aide, car sans lui, il n'a aucune chance de retrouver ses chaussures. Elles sont cachées dans un lieu que Bill ne connait pas.

- Tooooooooooom ! Au lieu de rester planter comme un con... tu pourrais m'aider ! s'indigna Bill.
- Euh... laisse moi réfléchir... si tu me le demande mieux... peut-être que là... j'accepterai, s'amusa t-il.

Il aimait vraiment embêter Bill, mais ce qu'il aimait le plus, c'est quand il venait se blottir dans ses bras après la plaisanterie pour calmer ses nerfs mise à rude épreuve. Tom ne pouvait plus se passer du contact et de l'odeur de Bill, et s'était rendu compte qu'il était tombé amoureux de lui. Chaque contact avec Bill, lui faisait voler en éclat son ventre en millions de petits papillons qui volaient jusqu'à son c½ur prêt à éclater. Lui a-t-il dit ? bien sure que non ! Il a bien trop peur de le perdre pour s'y risque, mais on ne sait jamais ce que nous réserve l'avenir, seul lui nous le dire au moment voulu.

Il vit Bill s'avancer d'un pas résigner et celui-ci déposa un gros bisou sur la joue de son Tommi, et lui demanda de l'aider avec des petits yeux tout suppliant tellement qu'il était désespérer de ne pas trouver ce qu'il cherchait depuis bientôt une heure. Une heure que Tom rigolait intérieurement et regardait amusé son ange. Il finit quand même à aller lui chercher et revint vers lui avec un petit sourire moqueur sur les lèvres.

- Comment t'es trop cruel avec moi... tu m'aime pas... pleurnicha faussement le brun, non loin de bras de Tom, que celui-ci ouvrit pour y accueillir son ange.

Il ne fallut pas bien longtemps pour qu'il vienne s'y loger et profiter des dernières caresses que Tom lui offrait avant une semaine d'abstinence de son odeur, de ses caresses, de ses mots... Tom était devenu sa drogue.

- Billou... j'aime pas du tout dire ça... mais si on veut arriver à l'heure, va falloir qu'on y aille... ajouta t-il sans grande motivation mélangé à un brin de tristesse.
- M'oui... tu ne veux pas me kidnapper ? tenta Bill qui était au bord des larmes.
- Si seulement...

Tom rompit leur étreinte et partit vers la salle de bain pour se passer de l'eau sur le visage afin d'effacer toute trace de larmes qui avaient coulé durant ce laps de temps. La séparation devenait à chaque fois très difficile pour eux... surtout quand on sait qu'ils ressentent bien plus que de l'amitié l'un pour l'autre. Une fois, le retour de Tom, il prit le sac de Bill et ils descendirent sans un mot jusqu'à la voiture il déposé le sac à l'arrière. Le chemin se fit sans aucun mot échangé... le silence parlait pour eux, il était lourd, certes mais, lourd de sens, lourd de choses non dites. Le seul bruit de fond était la radio qui passait de vieilles chansons d'amours. Certains pourraient trouver ironique dans une telle situation et même faire sourire, mais ça ne faisait qu'enfoncer nos deux jeunes dans leur mutisme. Ils avaient peur... peur d'avouer des choses, qui sont inavouables pour eux, si jamais ils venaient à parler.

Malgré ce silence, le trajet fut rapide. Quand la route avait une bonne circulation, on ne mettait que trente minutes pour venir. Heureusement ou malheureument pour eux, ce soir ce fut le cas, la route était déserte. Tom se gara devant l'allée qui mena chez Bill. Ils restèrent comme ça pendant quelques instant sans faire un geste, le moteur était coupé... par conséquent on entendait que leur respirations qui se faisaient de plus en plus difficiles. Mais l'heure tourne vite, et Bill est rappeler à l'ordre par elle. Il se tourna lentement vers Tom, ou quelques larmes coulèrent le long de sa joue. Bill les effaça à l'aide de son pouce et il y déposa un baiser.
Il prit son sac et ouvrit la portière afin de sortir. Tom n'a pas la force de dire quoique se soit... Il a beau savoir que Bill revient vendredi prochain pour une durée d'une semaine, vu qu'ils seront tout les deux en vacances, mais à ces yeux, c'est interminable.

- Tom... supplia doucement Bill
- Mmh...
- J'y vais... tu m'appelle quand tu es arrivé pour pas je m'inquiète ?
- Ok Billou... bonne semaine ! répliqua Tom, sans même savoir ce qu'il disait.
- Toi aussi, dit tristement Bill.

Un choc peut parfois déclencher pleins d'émotions à l'intérieur de nous, on croit ne pas avoir le courage pour faire certaines choses, mais le cas échéant, on le trouve. C'est ce qu'il se passe avec Tom, la claquement de portière l'a, en quelque sorte, réveillé de ses pensées ou il débattait si oui ou non il devait lui dire.

- BIIIIIIILL...

Celui-ci se retourna avec un air de surprise collé au visage et revint vers la voiture ou Tom avait au préalablement ouvert la vitre du passager. Il ne réfléchissait plus ou du moins très mal, il ne savait même pas pourquoi il avait crié son nom.

- Je t'aime...

Il n'attendit aucune réponse, il enclencha la première et démarra, laissant derrière lui, un Bill commençant à réaliser ce qu'il venait de lui dire. Un sourire s'afficha et deux petits mots sortirent de sa bouche pour se perdre dans la tombé de la nuit « moi aussi ». Tom quand à lui, regrettait amèrement ce qu'il venait de faire... il avait écouté son c½ur et avait très peur des conséquences qu'ils pourraient y avoir sur leur amitié.

# Posted on Tuesday, 18 November 2008 at 6:53 AM

Edited on Friday, 02 October 2009 at 3:25 PM